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Instant méditation: Luc 10: 1-11 et 17-20

02 Jul

Les victoires dans le service pour le Seigneur


Texte : Luc 10.1-11 et 17-20


Jésus était en train de former des disciples pour le travail qui les attendait, quelques mois plus tard, quand il allait les envoyer dans le monde entier. Environ un an plus tôt, il avait déjà envoyé les douze apôtres, en Galilée, pour un « stage d'évangélisation ». Ici, en Judée, peut-être six mois avant sa mort, il envoie non seulement les Douze mais encore beaucoup d'autres—70 en tout. De nouveau, il leur donne une « mission facile » : ils ne vont que là où ils seront bien reçus, là où on est prêt à les prendre en charge. Cela veut dire qu'ils vont avoir à faire surtout à des personnes qui attendent réellement le royaume de Dieu.
Quand il les enverra « jusqu'au bout du monde », le travail ne sera pas toujours aussi facile. D'ailleurs, il les préviendra (dans Luc 22.35-38) qu'il faut s'y préparer différemment, parce que la situation ne sera pas la même. Et la suite le montre : il y a des situations faciles (les 3000 convertis à Jérusalem le jour de la Pentecôte, par exemple) mais il y a aussi de bien moins faciles (comme le rejet violent des Juifs de Thessalonique, qui a fait que Paul a dû quitter la ville après seulement trois semaines de ministère). Mais dans le contexte de la formation, Jésus fait exprès de leur donner une mission relativement facile.
Le résultat ne se fait pas attendre. Dans un tel contexte, il se passe des grandes choses. Quand on a à faire à des gens qui veulent entendre, cela donne une ouverture spirituelle qui n'existe pas quand ceux qui sont en face ne sont pas du tout bien disposés à entendre le message de Dieu. Quand les disciples reviennent de leur stage de formation, dans le verset 17, ils sont tout enthousiastes de ce qui s'est passé, des « bons résultats » qu'ils ont vu.
Jésus ne dit pas le contraire. Il confirme même, dans les versets 18 et 19, les victoires qu'ils ont pu vivre.
Ils ont fait quelque chose d'utile pour faire avancer l’oeuvre de Dieu.

Mais dans le verset 20, il ajoute une mise en garde très importante : l'essentiel n'est pas leur service pour Dieu, même pas les grandes victoires, mais leur salut. Il y a plusieurs raisons pour cela :

  • D'abord, les victoires sont les victoires du Seigneur et non les leurs. C'est Jésus qui les a rendus capables de faire ce qu'ils ont fait. Il le leur rappelle dans le verset 19.
  • Ensuite, ils étaient dans un contexte que le Seigneur avait préparé pour eux, un contexte relativement facile. Les « grandes victoires » viennent plus facilement dans de telles circonstances.
  • Surtout, même dans la mesure où nous avons fait réellement quelque chose pour Dieu, c'est sa grâce qui nous permet de le faire. En nous-mêmes, nous ne sommes pas dignes de toucher à ce qui est saint. C'est donc une grâce de pouvoir le servir.

Tout cela veut dire qu'il est plus important de garder en tête ce que le Seigneur a fait pour nous, que ce que nous avons fait pour le Seigneur. Ce que nous avons fait n'est pas aussi impressionnant que nous pouvons facilement le penser, mais ce qu'il a fait pour nous est une démonstration extraordinaire d'une grâce incroyable.


Questions de discussion (en petit groupe, ou tous ensemble, selon le cas) :


1) Dans quelle mesure pouvons-nous faire réellement quelque chose pour le Seigneur ? Est-ce que notre investissement pour lui a une valeur réelle, ou est-ce uniquement un « stage de formation » ?


2) Pourquoi nous est-il si facile—et si important, parfois—de mettre l'accent sur ce que nous avons fait pour le Seigneur ?


3) En tenant compte de toutes ces réflexions, quelles attitudes devons-nous avoir dans l’oeuvre pour le Seigneur ?

Conclusion : L'apôtre Paul a dit : « Je suis ce que je suis par la grâce de Dieu, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine : j'ai travaillé plus qu'eux tous. Toutefois, ce n'est pas moi, mais la grâce du Seigneur qui est avec moi » (1 Corinthiens 15.10). Si c'est vrai pour Paul, c'est encore plus vrai pour nous. Faisons tout ce que nous pouvons pour servir le Seigneur, mais rappelons-nous aussi, quand il y a des victoires, qu'il n'y a pas de quoi s'enorgueillir : cela aussi, c'est sa grâce.

[David Shuttes, professeur de l'Institut Biblique en Belgique]

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