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Instant méditation: Matthieu 5: 43-48

28 Jun

Aimer son prochain : qu'est-ce que cela veut dire ?

Texte : Matthieu 5.43-48


Il nous est facile – trop facile ! – de lire ce que nous voulons dans la Bible. Dans ce texte, Jésus dit à la foule qu'ils avaient l'habitude d'entendre : « Tu aimeras ton prochain et tu haïra ton ennemi. » C'est ce qui se disait, ce qui s'enseignant, même. Pourtant, ce n'est pas ce que dit la loi. Dans Lévitique 19, il est dit effectivement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (verset 18). Il est même dit plus loin que ce principe s'applique aussi aux étrangers (Lévitique 19.34), pour pas que le peuple d'Israël pense qu'ils n'avaient à traiter correctement que les compatriotes. Mais il n'est dit nulle part dans la loi, ni ailleurs dans la Bible : « tu haïra ton prochain ». C'est un rajout de la part des Pharisiens, pour simplifier les exigences de la loi de Dieu, afin de pouvoir se féliciter de leur « justice ». Jésus dit aux foules que c'est faux, et il a raison.
Il poursuit son enseignement avec deux principes importants. L'un est un commandement, l'autre une observation, pour faire comprendre le sens du commandement.
Le commandement se trouve dans les versets 44 et 45. Il se résume dans le principe de faire du bien même à ceux qui ne nous sont pas du tout sympathiques. (Remarquons bien qu'il n'a pas dit qu'il faut les approuver, ou avoir des sentiments positifs à leur égard. On a le droit de savoir qu'un comportement est mauvais – mais cela n'élimine pas la possibilité de faire du bien tout de même.) Autrement dit, « ton prochain » n'est pas uniquement le copain. C'est n'importe qui que ta vie touche.
L'observation se trouve dans 46 et 47. Jésus fait remarquer qu'il n'y a rien d'extraordinaire à faire du bien à ceux qui nous font du bien ; tout le monde fait ça. Ce n'est nullement une preuve de l’œuvre de Dieu dans nos vies. L'amour et la paix qui font partie du fruit de l'Esprit se manifestent aussi envers les gens difficiles.


Questions de discussion :


1) Pouvez vous penser à des exemples que vous avez constaté où nous aussi, nous avons tendance à lire dans la Bible ce que nous voulons y voir, plutôt que ce qui est écrit ?
2) Pourquoi est-ce si difficile de réagir positivement envers ceux qui nous font du mal ?
3) D'une manière très pratique, comment pouvons-nous faire du bien à ceux qui nous font du mal, sans chercher à les écraser, et sans pour autant approuver leurs agissements non plus ?


Conclusion :

Romains 12.18 dit : « S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. » Paul ne dit pas que c'est toujours possible, et il nous demande uniquement de faire notre part ; s'il y a conflit, je dois vérifier que ce n'est pas de ma faute, même pas en partie. L'autre l'a peut-être commencé, mais je dois être sûr que je n'en ai pas rajouté. Ce n'est pas naturel, mais c'est le sens de l’œuvre de Dieu en nous. C'est ce qui différencie un disciple de Jésus-Christ des gens de ce monde, qui aiment leurs amis, eux aussi, mais qui font du mal à ceux qui leur font du mal. Si nous croyons que Dieu change nos cœurs, demandons-lui de le faire, pour que cette différence se manifeste dans nos réactions, même quand on nous fait du mal. Jésus dit que ce n'est qu'en faisant cela qu'on peut dire qu'on est réellement des enfants de Dieu : « Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux » (verset 45 de notre texte).
              

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