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Instant méditation: Matthieu 22:34-39 & 1Pierre 3:8-16

09 Jul

L'amour pour Dieu et l'amour du prochain


Textes de base : Matthieu 22.34-39 et 1 Pierre 3.8-16


Introduction
Le salut nous transforme. Qu'est-ce qui reste quand Dieu nous a transformé ? Jésus donne la réponse en un seul mot, dans notre texte de Matthieu 22 : l'amour. Cet amour se décline en deux dimensions, qui ne sont pas indépendantes l'une de l'autre. Il y a l'amour pour Dieu et l'amour du prochain. Tout ce que Dieu nous demande dans sa Parole se résume par ce principe d'amour, au point que l'apôtre Paul, ancien pharisien qu'il était, a pu écrire dans Romains 13.10 : « L'amour ne fait pas de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la loi. »
Ces deux dimensions de l'amour—l'amour pour Dieu et l'amour des autres—ne sont pourtant pas identiques. Alors que l'amour pour Dieu comporte forcément une grande part d'appréciation de ce qu'il est et de ce qu'il fait dans nos vies, on ne peut pas toujours en dire autant pour tous ceux qui nous entourent. En même temps, alors que l'amour du prochain se manifeste en grande partie par le fait de leur faire du bien, Dieu n'a pas besoin de notre aide. Il est donc utile de comprendre comment les deux sont liés et de comprendre, aussi, comment les deux sont différents.
L'amour pour Dieu comporte, nous l'avons dit, une part d'appréciation. Mais il doit être beaucoup plus que cela si nous voulons qu'il soit vrai. Si notre amour pour Dieu n'est que l'appréciation de ce qu'il fait, c'est que nous aimons ses bénédictions plutôt que de l'aimer, lui. Aimer Dieu, c'est lui donner la première place dans nos vies, c'est lui permettre de devenir la personne la plus importante pour nous, la personne qui détermine tout le reste de nos valeurs, de nos priorités, de nos actes. C'est reconnaître que son caractère est parfaitement bon, le caractère d'amour parfait que nous devons tous avoir et, de ce fait, aspirer à devenir de plus en plus comme lui, avec ce même amour.
Et c'est là que nous voyons le lien avec l'amour pour les autres. Cela explique aussi comment Jésus a pu répondre, quand on lui a demandé quel est le commandement le plus important, avec deux commandements : c'est que celui qui vit le premier vivra forcément le deuxième. Les deux sont indissociables.
Le texte de 1 Pierre 3.8-16 est intéressant parce qu'il nous montre, de manière très pratique dans pas mal de domaines de la vie courante, comment l'amour du prochain se manifeste. Il ne s'agit pas simplement d'apprendre à dire « Je t'aime » mais à agir différemment envers les autres. Il ne s'agit pas simplement de se faire plaisir entre amis, mais de faire ce qui est réellement nécessaire pour le bien-être des autres.


Questions de discussion
1) Comment trouver un équilibre juste entre l'appréciation tout à fait normale que chacun de nous ressent pour tous les bienfaits de Dieu à notre égard, et un vrai amour pour lui ?
2) Dans quelle mesure pouvons-nous aimer les autres réellement si nous n'aimons pas Dieu réellement ? Dans quelle mesure pouvons-nous aimer Dieu réellement sans que cela se traduise par un véritable amour des autres ?
3) Quels aspects du texte de 1 Pierre 3.8-16 sont les plus difficiles à appliquer dans nos vies ?


Conclusion
Jésus a dit : « A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, que vous avez de l'amour les uns pour les autres » (Jean 13.35). Non « parce que vous aurez les bonnes doctrines » (les gens du monde ne sauront pas faire la différence entre la vérité de Christ et les erreurs des sectes) ni « parce que vous serez fidèles dans vos prières et que vous donnerez beaucoup d'argent à l'église ». Très naturellement, sans avoir besoin de « faire de la théologie », le monde sait que l'amour—le vrai amour, pas la simple appréciation des amis que même les pire des pécheurs peuvent connaître—est quelque chose d'authentique, quelque chose dont notre société a besoin. Vivre l'amour pour Dieu et l'amour du prochain qui en découle, c'est montrer au monde la réalité de Christ, un Seigneur parfait qui fait de nous ce que nous devions être, un Sauveur dont chacun a absolument besoin. « Petits enfants, n'aimons pas en parole ni avec la langue, mais en action et en vérité » (1 Jean 3.18).

[David Shuttes, professeur de l'Institut Biblique en Belgique]

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