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Jacques 1:16-25

30 Sep

Un cadeau inutile ?


Texte : Jacques 1.16-25
Nous avons tous reçu parfois des cadeaux qui ne nous intéressent pas : pour Noël, pour un anniversaire, ou simplement par la gentillesse d'un ami, quelqu'un nous donne fièrement un objet qui ne nous est d'aucune utilité. Après avoir remercié aussi sincèrement que possible la personne (pour le geste, sinon pour l'objet en soi), on le range dans un coin où il ramasse de la poussière, sans occuper notre attention.
Ce texte nous dit qu'il ne faut pas voir le cadeau de Dieu dans ce sens. Il y en a qui le font, mais c'est insensé.
Jacques nous dit dans le verset 17 que le cadeau de Dieu est « excellent » et « parfait » ; ce n'est pas un bibelot inutile. Ce cadeau nous permet de devenir des enfants de Dieu (verset 18) et transforme notre caractère égoïste, colérique et méchant (versets 19 au début du verset 21).
C'est parce qu'il est si important qu'il faut bien recevoir ce cadeau, la « parole qui a été plantée en vous et qui peut sauver vos âmes » (fin du verset 21). Le cadeau en question, c'est donc le message du salut en Christ.
Cela veut dire qu'il ne suffit pas de recevoir le salut ; il faut le vivre, il faut le pratiquer (verset 22). Il ne sert à rien si on ne le vit pas (c'est le sens des versets 23 et 24), mais pour la personne qui vit réellement son salut, cela le rend libre (début du verset 25 : c'est « la loi de la liberté ») et heureux (fin du verset 25).


Questions de discussion :
➢ Quelles sont les raisons qui font que tant de personnes « acceptent le salut en Christ » mais ne vont pas plus loin pour le vivre pleinement ?
➢ Le salut fixe des limites sur notre comportement, nous apprenant qu'il ne faut pas faire certaines choses. En quoi donc peut-on dire que c'est « la loi de la liberté » ?
➢ Sur un plan très pratique, qu'est-ce que « pratiquer la parole » du salut veut dire ? Quelles sont les caractéristiques de ceux qui ne vivent pas réellement le salut, et quelles sont les caractéristiques de ceux qui le font ?


Conclusion :
Accepter le salut en Christ n'est pas la ligne d'arrivée d'une course. C'est la ligne de départ. Tel un coureur qui s'engage dans un marathon et s'arrête plus ou moins dès qu'il a traversé la ligne de départ, un « croyant » qui ne va pas plus loin que la conversion ne connaîtra jamais les victoires (acquises au prix d'efforts parfois pénibles, certes) de celui qui va de l'avant avec détermination. Il se croira libre de faire ce qu'il veut mais en réalité il se limitera terriblement et ne sera pas « heureux dans son action » comme nous dit Jacques. Le plus beau cadeau qui puisse exister ne sert à rien si on le range simplement quelque part, sans l'appliquer pleinement dans nos vies.

[David Shuttes, professeur de l'Institut Biblique en Belgique]

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